Conflit et prévention

Au Tchad, plus de 23 morts à l'est du pays (4 500 morts depuis 2021 - agences internationales).

Lundi 31 Aout 2026

Les affrontements se sont multipliés, particulièrement dans l’Est et le Sud, et la justice dépendante n’a pas pu jouer son rôle de régulation.


Depuis avril 2021, le Tchad a enregistré environ 4 500 morts liés aux conflits communautaires et politiques, selon les sources, avec des centaines de cas recensés chaque année. Les affrontements se sont multipliés, particulièrement dans l’Est et le Sud, et la justice dépendante n’a pas pu jouer son rôle de régulation.
Bilan des morts depuis 2021
2021 : environ 800 morts, principalement dans des affrontements agro‑pastoraux et violences intercommunautaires. 2022 : jusqu’à 2 200 morts si l’on inclut les répressions de manifestations et massacres d’orpailleurs (Tibesti, Abéché). 2023 : environ 400 morts, avec une hausse de 150 % des cas par rapport à 2022, et plus de 26 000 déplacés internes. 2024 : données partielles, mais plusieurs centaines de morts documentés, aggravés par l’arrivée de réfugiés soudanais. 2025 : 318 morts officiellement recensés par le gouvernement, avec plus de 300 blessés. 2026 (jusqu’à mi‑année) : déjà plusieurs dizaines de morts, dont 23 victimes récemment dans l’Est du pays.
Total estimé 2021‑2026 : 4 500 morts (version compilée par agences internationales).
Nombre de conflits recensés
2021 : environ 30 cas de violences communautaires. 2022 : 36 cas documentés, dont l’épisode meurtrier de Wour (Tibesti) avec plus de 200 morts en deux jours. 2023 : 37 cas recensés au premier semestre, soit une hausse de 150 % par rapport à 2022. 2024‑2025 : données fragmentaires, mais plusieurs dizaines de conflits signalés, notamment dans le Sud et l’Est. 2026 : déjà 5 conflits intercommunautaires enregistrés en moins de 40 jours dans le Mayo‑Kebbi Est.
Facteurs aggravants
Implication des autorités militaires et administratives : souvent accusées d’être directement ou indirectement impliquées dans les affrontements. Faiblesse de la justice : dépendante du pouvoir, incapable de jouer un rôle de régulation. Prolifération des armes : circulation incontrôlée dans les zones rurales et minières. Déplacements massifs : des dizaines de milliers de personnes contraintes de fuir chaque année.   Publication basée sur l'exploitation de plusieurs sources 

Dr. Ahmat YAcoub Dabio
Expert en gestion de conflits
Président du CEDPE
Sahel7
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